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Leçon d'amour: aimer toutes choses.

 

Les leçons de l'amour.

Selon la tradition amérindienne, chaque phase lunaire est porteuse d'un apprentissage, d'une médecine, d'une énergie de purification et transmutation.

La lune de juillet correspond à la septième phase lunaire, et la médecine qu’elle nous offre, le don que nous pouvons en extraire, est celui de parvenir à aimer toutes choses.

Chaque phase recèle un potentiel d’apprentissage pour nous permettre d’évoluer en tant que femmes et hommes médecines, soit tous ceux d’entre nous qui cherchent à avancer sur le chemin de la conscience, à se reconnecter à leur esprit, à leur âme, à leur nature divine ;

Tous ceux d’entre nous qui cherchent à intégrer l'unité de Tout, à reconnaître la dimension spirituelle en tout ce qui existe, dans le plantes, les animaux, les vents, les éléments, les points cardinaux, la terre, le ciel et l’au-delà ;

Tous ceux d’entre nous qui cherchent et respirent le Mystère, humblement, en cheminant vers la libération de leur coeur et de leur sagesse, vers la compréhension de ce puzzle parfait aux pièces infinies, sans délimitation, début ni fin, s’emboitant perpétuellement pour créer notre Réalité.

En lisant à propos de la signification des phases lunaires, j’ai été profondément touchée de découvrir le don que la phase lunaire actuelle a à nous offrir, puisqu’il correspond précisément à ce que je suis en train de vivre et d’apprendre présentement.

Peut-être ressentirez-vous également une résonance avec l’histoire que je m’apprête à vous raconter. Peut-être saura-t-elle même vous aider dans votre voyage vers l’expansion – je l’espère !

Que vous soyez une femme ou un homme, c’est la dimension féminine de notre être que la lune représente, et à laquelle elle s’adresse. Elle représente la clé vers la reconnexion à la dimension la plus mystérieuse de l’être, vers la guérison intérieure individuelle et collective.

Chaque phase lunaire offre une médecine particulière pour assister les humains dans leur voyage vers la reconnexion et l’ouverture au Vrai ;

Chaque phase lunaire raconte une facette du voyage de l'humain dans sa quête, qu’il s’agisse d’un processus de découverte, de guérison ou d’une leçon.

Comme je l’écrivais plus tôt, l’apprentissage de cette septième phase est celui d’aimer toutes choses. C’est un aspect du féminin en nous qui se dévoile doucement au fil de notre processus de guérison.

Le personnage principal de cette histoire,  cette lune, s’appelle donc, tout simplement, Aimer toutes choses. C’est l’histoire d’une déesse lunaire, d’une femme qui parvient enfin à devenir elle-même à travers la rencontre et la perte de l’Amour.

Cette femme divine avait fait la rencontre de l'amour humain après avoir goûté à l'Amour de l'existence elle-même ;

Dans ses formes, ses couleurs, ses goûts ;

En ressentant et en jouissant de la merveille de la création, dont elle faisait également partie ;

De la magie vivante de tout ce que existe, et de sa beauté infinie et inhérente.

Elle avait donc rencontré l’amour humain, cette fois-ci envers et de la part d’un homme, en ayant déjà le coeur comblé d’Amour.

Elle vécut un amour immense avec son compagnon d'âme, qui lui apprit les médecines de l’amour, les trois fondements de l'union sacrée : respect, confiance et intimité.

Son compagnon était conscient que chaque femme est une extension de la Terre Mère. Ensemble, ils connurent la beauté et la sacralité de la sexualité consciente, le plaisir des sens, l'extase de l'amour qui s'exprime dans la forme humaine. Un jour, ils donnèrent même vie à des enfants.

Elle, Aimer toutes choses, était destinée à ne pouvoir mourir, sa nature de déesse lunaire étant ainsi faite, alors que son compagnon et leurs enfants étaient soumis aux lois du changement des formes.

Le temps passant, elle dût donc inévitablement perdre son compagnon ainsi que les enfants qu'ils avaient eus. Elle perdit l’amour.

Elle vécut la douleur de la perte, le désespoir d'être privée de ce qui lui avait été le plus cher, de devoir survivre à ce qui avait disparu.

Elle vécut la colère de l’injustice, de l'intensité de la joie et du manque inévitable qui s’ensuit puisque rien, sur Terre, ne peut être permanent. 

Elle ne voulait plus vivre, son coeur semblait privé de vie. Ne lui restait plus que le désir de s’auto-détruire, sans aucune manière de s’annihiler puisqu’elle était immortelle.

Elle n’avait donc le choix qu’entre la souffrance sans fin, ou la guérison.

Tout étant connecté, sa souffrance avait un impact sur tout ce qui existait ; la nature en montrait les effets par d’interminables tempêtes qui causaient déséquilibres et morts. Même les fleurs commençaient à perdre de leurs couleurs chatoyantes et parfums délicats.

Au plus profond de sa misère et de sa culpabilité, un personnage lumineux vint à sa rencontre pour lui apporter son aide. Celui-avait le pouvoir d’offrir à quiconque la possibilité de se reconnecter à l’Amour inconditionnel.

Pour ce faire, il fallait qu’elle crée un pont constitué de volonté de vivre pour la mener de l'ombre vers la lumière, vers l’Amour qu’elle avait jadis connu avant même de rencontrer son compagnon, et qu’elle le traverse.

Ayant sombré jusqu’aux tréfonds les plus obscurs de son désespoir, elle décida d’emprunter cette voie de guérison.

Elle commença tout d’abord par accueillir ses émotions, toutes, mais sans plus s'y perdre complètement.

Elle décida de trouver chaque jour quelque chose à aimer dans le monde autour delle et en elle.

Doucement, elle commençait à reprendre conscience de la beauté des couleurs, des formes, à apprécier la douce mélodie de la vie, la présence et l'amour des esprits de la nature et de tous les êtres.

Quand un jour plus difficile rappelait des souvenirs douloureux à sa mémoire, elle s'interrogeait sur la manière de résoudre ces situations passées plutôt que de céder à la peur de son ombre ou de tenter d’ignorer ses pensées.

Elle apprit à voir toutes les situations comme une occasion dexprimer son habileté naturelle à aimer également tout ce qui Est.

Elle se souvint de ressentir de la gratitude, de se remercier quotidiennement pour chaque petit pas posé vers la guérison, et grâce à cela sa guérison se poursuivit.

Elle fut surprise de comprendre qu’en aimant toutes choses, elle apprenait aussi à saimer elle-même : aimer toutes les expériences implique d’aimer tous le aspects de soi-même, d’apprendre à faire preuve de gentillesse et de tendresse envers soi, envers nos parties d’ombre comme de lumière, d’aimer notre humanité dans son entièreté.

Les êtres humains ne font pas de fautes en soi. Les sentiments comme la colère, la tristesse, le découragement ou encore le rejet seront toujours présents et feront surface de temps en temps.

Trouver la balance entre la gentillesse et la force est un art délicat, et c’est là que se cache la graine de la compassion. Apprendre le pardon et la gentillesse d’accueillir tout de soi constitue encore un pas de plus.

Ainsi, en devenant gardienne du pardon, elle put aider les coeurs blessés des autres êtres humains à guérir.

Enfin, la lumière et l’ombre fusionnèrent et créèrent le pont, les deux devenant Un, l’unité étant l'Amour. Elle le traversa.

De l’autre côté, Aimer toutes choses retrouva enfin son compagnon et ses enfants,

Car elle n’en avait plus besoin pour être Amour.

Cette lune enseigne donc tout ce qu’elle avait appris pendant son voyage de guérison ;

Aux jeunes femmes, elle apprend à respecter leur corps et révèle la beauté de la sexualité sacrée ;

Aux hommes, à reconnaitre en la femme l'extension de la Terre Mère et de sa sacralité ;

Aux couples, à se créer sur les principes du respect, de la confiance et de l’intimité ;

Aux enfants, à voir la beauté de tout ce que existe, à la savourer avec leurs sens, à jouir et à honorer le plaisir d’être humains ;

Aux humains, à reconnaître la justesse de chaque expérience.

Elle enseigne que toutes le actions de la vie physique sont justes et valides puisqu’elles nous permettent d’apprendre, et qu’elles sont sacrées, tout comme notre croissance spirituelle, puisqu’elles en sont indissociables ;

Qu’on peut trouver de la joie au coeur de la vie physique sans échapper à notre souffrance en devenant dépendants à de faux plaisirs ou à des comportements compulsifs ;

Qu’il n’existe rien qui soit une erreur, que les expériences de la souffrance, qu’elle soit auto-imposée ou entraînée par des limitations, sont la base pour apprendre et évoluer, qu’on est libres de les choisir, de les vivre ;

Que l'amour de l'Univers est là, prêt à nous accueillir et nous supporter dans notre processus de guérison à chaque moment, inconditionnellement, peu importe à quel point l’on a marché dans l'ombre de l'inconscience. On reste inconditionnellement aimables et aimés, toujours.

Elle nous apprend à incarner la féminité aimante, la maternité nourrissante, que l’on soit une femme ou un homme.

Le choc peut être nécessaire pour nous montrer qu’à travers la souffrance et la douleur, l'amour peut être retrouvé.

Voilà la leçon, le trésor caché de cette phase lunaire. Elle nous apprend que le haut et le bas, la lumière et l’ombre, sont la même chose ;

Que de perdre est de trouver ;

Que se perdre est se trouver.

De mon coeur au vôtre, je vous souhaite que cette phase lunaire puisse vous montrer tout cela, et plus encore.

Ilaria

Les blessures du Coeur et l’ouverture du Coeur grâce aux plantes medicine..

Certains enseignements spirituels n’accordent qu’une place limitée à la prise de conscience de nos schémas de croyances conscients et inconscients, dont certains sont même inscrits dans notre ADN, hérités de nos ancêtres.

Pourtant, à mes yeux, identifier ces schémas joue un rôle fondamental dans le processus d'ouverture de la conscience.

Explorer les blessures du passé qui nous affectent encore dans le présent est une étape qu’il vaut mieux naviguer très consciemment, car elle peut dériver vers un sentiment d’identification envers notre histoire personnelle ou celle de notre famille, de notre pays.

Il s’agit pourtant d’un passage nécessaire, au risque de corriger notre perception lorsqu’une telle identification se présente. Il vaut toujours mieux faire face à nos blessures que les couvrir, même sous quelque chose d’aussi constructif et bénéfique que la spiritualité ; plutôt que d'occulter nos peurs, la spiritualité doit permettre de les discerner et les identifier pour mieux les transcender.

Selon ma vision des choses, on ne peut changer ce qu'on ne connaît pas.

La prise de conscience de ce que nous sommes vraiment n'est pas un savoir intellectuel, conceptuel, mais bien une expérience que l'on vit et que l’on reconnaît. C’est une connaissance qui ne passe pas par le mental.

Certaines de nos croyances appartiennent à l'inconscient collectif, de telle sorte qu'on les a déterminées comme des vérités absolues. Par exemple, la notion que Dieu est amour nous est répétée à l'infini, et nous pouvons nous-même la répéter et nous efforcer d'y croire, mais quel en est réellement le sens ? Fais-je moi-même concrètement l’expérience de cet amour ?

On peut effectivement retenir une série infinie de concepts sur l'abondance de l'univers, sur notre nature immatérielle qui s'unit au divin, mais s'ils restent des simples concepts, des énoncés appris que l’on n’expérimente pas concrètement, ceux-ci n’élèveront pas notre niveau de conscience et, bien plus dangereux encore, ils sembleront être des acquis, des préceptes à répéter encore et encore sans être approfondis plus pleinement.

D’après ce que j’ai vécu, les expériences d'accès à une vérité au-delà du connu transcendent le mental, et ne peuvent donc pas être appréhendées ni expliquées par celui-ci.

Je crois que l’accès à ces vérités se trouve davantage dans un silence qu'on parvient à créer entre les bruits du mental, au moment où l'attention se pose sur autre chose que la pensée, en l'incluant et la dépassant simultanément. Cet espace se crée par la méditation et s'ouvre dans le présent car c'est de cela qu’il s'agit : accueillir la vérité dans le présent.

Dans le présent, il y a bien sûr ce flot incessant de pensées, mais il y a plus que ça : il y a nos sensations corporelles, émotionnelles, et il y a le coeur.

Le coeur est une porte de connaissance bien plus large que l'intellect.

Il faut une écoute plus subtile pour l'entendre, car le mental a appris à parler plus fort, à nous être plus audible que notre propre coeur. Les deux réalités, celle du mental qui interprète ce qui se passe, et celle du coeur qui vit ce qui se passe, sont très souvent désalignées. Ce sont deux chansons souvent dissonantes qui jouent en même temps, perpétuellement.

Notre attention s’est en effet déplacée du coeur vers la pensée en grandissant. Lorsqu’on a commencé à vivre les expériences douloureuses propres à l’incarnation, un décalage s’est créé car nous observions un monde d’adultes avec les moyens limités de notre mental d’enfant et la réceptivité naturelle de notre coeur ; ce monde d’adultes régi par des principes, mécanismes et règles tout à fait étranges et décalés par rapport à notre sagesse innée.

Et comme la vision des adultes est prédominante dans ce monde, on a commencé à appliquer à nos expériences cette même grille d'interprétation. Nos perceptions se sont pliées à celles des adultes.

La vérité du coeur pur de l’enfant est foncièrement incompatible avec l’évidence de la mésinterprétation du mental de l’adulte, qui a perdu de vue la conscience de sa véritable nature.

Les adultes en question correspondent habituellement à l’archétype du père et de la mère. Ce sont ceux que l’on aime le plus au monde, eux qui nous nourrissent, qui assurent notre survie, et c’est d’eux que l’on dépend pour exister. À nos yeux, ce sont eux qui savent.

Les blessures du coeur commencent donc inévitablement à se développer en réponse à ce combat intérieur entre la vérité innée et la vérité qu'on observe, et en laquelle on se met à croire.

D’après mon expérience jusqu’ici, le coeur demeure la porte d'entrée vers le Coeur Cosmique, vers la mémoire expérientielle du Vrai. Le coeur et la sagesse ne peuvent aller l'un sans l'autre, le plan conceptuel n’étant pas suffisant pour accéder au mystère.

Cependant, ce plan conceptuel peut se mettre au service de l'expansion de la conscience, et organiser à posteriori l'expérience d’éveil de manière assez intelligible pour être partagée avec d’autres.

Mais ça ne va pas dans l'autre sens : les livres d’enseignements spirituels sont uniquement utiles s’ils déclenchent une expérience divine en nous. Leur lecture ne servira pas à grand chose si elle ne fait qu’ajouter des notions conceptuelles dans notre intellect.

L'expérience divine se passe en effet au-delà du mental, à travers le corps et à travers le coeur.

Pour réapprendre à interpréter la Vie avec le coeur plutôt qu’avec le mental, il faut être disposés à rencontrer tout ce qui nous habite, tout ce que s'est posé sur notre coeur comme un voile : ces blessures que l’on n’avait pas les moyens de rencontrer et guérir en tant qu’enfants, et qu’on a choisi de négliger en tant qu’adultes.

Travailler avec la médecine des plantes, notamment avec le cacao, m’a beaucoup aidée à passer de l’intellect au coeur, du concept à l'expérience, en allant inévitablement à la rencontre de ce que j’avais sur le coeur pour le purifier à nouveau.

C’est comme se déshabiller soi-même, comme révéler l’éclat d’un diamant en le libérant des strates de pierre qui s’étaient progressivement construites par-dessus.

La médecine des plantes active l’hémisphère droit de notre cerveau et nous transporte au-delà de nos mécanismes de défense habituels, tels que l’intellectualisation et le contrôle.

Et c'est là que l’on rencontre non seulement la douleur refoulée, mais aussi l'espace ouvert et disponible qui se révèle au-delà de cette traversée dans la nuit.

Il faut donc d’abord guérir le coeur pour y revenir et connaître à travers lui, au-delà de l'intellect qui ne peut se représenter l'inconnu.

C’est pour cela que je travaille avec le cacao, cette plante qui guérit les blessures du coeur et le libère des mésinterprétations qui conditionnent insidieusement nos vies et nous coupent de la Vérité de l'existence, et ce, en y apportant simplement la lumière de notre conscience.

Love,
Ilaria

Vouloir guérir le monde : réflexion pour les guérisseurs

Vouloir guérir le monde : réflexion pour les guérisseurs

Une phrase entendue durant un Satsang a fait éclore en moi une profonde réflexion, dont je continue à percevoir les implications et la résonance à cet instant même, alors que j’écris ces lignes.

Je crois que cette réflexion pourrait s’avérer significative pour beaucoup d'entre nous lightworkers, thérapeutes et guérisseurs en ce moment, et je vais donc la partager avec vous.

La phrase en question était celle d'un enseignant spirituel qui dédie sa vie à inspirer en d'autres la reconnexion avec leur dimension non-physique, Divine, bref, avec leur Soi authentique.

Voici ce qu’il a dit :

 

I dont help anybody, I dont do what I do to help somebody.

I do it because thats who I am. Thats what I love, thats what feels authentic to share.

Je n’aide personne, je ne fais pas ce que je fais pour aider qui que ce soit.

Je le fais parce que c’est ce que je suis. C’est ce que j’aime, ce que je peux partager avec le plus d’authenticité.

Voilà une liberté que beaucoup d'entre nous lightworkers, guérisseurs, coachs, ne s’accorderaient sans doute pas aussi aisément.

Personnellement, l’appellation de guérisseuse m'a toujours un peu crispée. En effet, elle est intimement liée à deux risques, à deux connotations intrinsèques :

Premièrement, l’idée que l’on fait nous-même quelque chose qui guérit l’autre.

Ensuite, celle que la guérison est vraiment ce que l’être qui la demande a envie, et surtout besoin, de traverser.

Pour beaucoup d’entre nous qui pratiquons ce travail, qui n’en est pas un à proprement parler, la question de la guérison, de ce que cela signifie réellement de faciliter le chemin de vie d’autres êtres, est une réflexion de base sur laquelle nous méditons profondément tout au long de notre propre chemin.

Il est possible que nous réalisions que nous nous présentons comme lightworker en raison d’un besoin masqué de validation, d’une quête d’estime de soi comblée par ce rôle qu’on s’est attribué.

 

En vérité, pourquoi veut-on aider les autres ?

Dernièrement, une jeune femme, sûrement animée par le désir sincère de contribuer au bien-être d’autrui, est venue à moi pour que je l’initie au troisième niveau de Reiki.

Un peu inquiète, elle cherchait à définir sa mission de vie, sa place au sein de la révolution de conscience planétaire qui est en train de se produire. Elle éprouvait l’urgence de se trouver une définition d’elle-même, de son soi, alors que le soi authentique na absolument pas besoin de définitions dans lesquelles se reconnaître. Tout le travail consiste justement à se libérer du besoin de se définir soi-même.

Son inquiétude provenait du fait que la définition à laquelle elle s’identifiait ne la rassurait plus. Beaucoup vivent ce passage délicat en ce moment.

On se libère des rôles qu’on avait épousés pour tenter de valider notre existence, qu’on projetait, dans notre quête de valeur et d’amour, sur une profession, une relation, une manière d'être, de voir la vie.

Au coeur de cette libération des définitions auxquelles on s’identifiait, dans la redécouverte d'une dimension moins limitée de l'Être, on risque de se sentir perdus, de se percevoir comme n’étant plus rien.

Et cest précisément cela, la libération.

 

Un rien de spécifique, qui peut dans cette compréhension embrasser, jouer, danser avec une multitude de choix, sans s’y accrocher, sans s’y attacher, sans tenter den tirer une définition de soi.

Un rien qui est Tout, qui peut faire peur, assez peur pour nous pousser à replonger dans une identité de plus sans que l’on ne s’en aperçoive, peut-être justement une identité spirituelle, celle de guérisseur, de lightworker, etc.

L’ego étant la partie de nous qui ne se souvient pas encore de notre nature infinie, il nous fait croire que nous devons nous programmer une personnalité constituée de choix cohérents, de motivations stables, d’actions prévisibles, pour être complets.

S’en libérer touche donc à une profonde peur de l'inconnu, ainsi qu’à l'illusion que notre valeur, cette fameuse validation de notre existence, se situe dans une action, dans un faire.

Donc cette jeune femme, plutôt que d’être simplement en exploration d’elle-même, du combat entre la voix de ses peurs et celle de sa liberté intérieure — travail passionnant qui, disons-le, demande du temps, voire toute une vie! — , sentait l’urgence de se définir.

Elle sentait l’urgence de se définir à travers cette vague perpétuellement grandissante de guérisseurs et autres magnétiseurs, clairvoyants, coachs, chamans, etc.

Grâce à la réflexion que j’ai eue à propos d’elle, je me suis mise à observer mon propre désir d'aider les autres à s'éveiller, à connaitre leur liberté fondamentale, à se délivrer de la souffrance.

Les questions suivantes sont donc venues à ma conscience, par l’entremise du miroir qu’elle représentait alors pour moi. Peut-être vous seront-elles également utiles !

Pourquoi vouloir aider les autres, de quelle partie de moi ce désir émerge-t-il ?

 

Provient-il dun manque que je ressens, ou de la présence dAmour ?

 

Naît-il de l'illusion dun manque de confiance en moi ?

 

D'une absence de sens au coeur de ma propre existence ?

 

Correspond-il à la recherche de validation de mon être à travers ce que japporte aux autres ?

 

Ou est-il plutôt lexpression naturelle dune joie profonde envers ce que jai découvert et intégré, dune plénitude intérieure qui déborde et déferle tant que je ne peux la retenir pour moi-même ;

 

Tel le partage dune bonne nouvelle, simple, évident et impérieux, comme lorsque jannonçais à ma soeur quels cadeaux d'anniversaire mes parents allaient lui offrir avant le temps, pour voir tout de suite la joie pure qui éclaterait en elle ;

 

Telle lexpiration suivant l'inspiration, le mouvement naturel, inéluctable de lintérieur vers lextérieur ?

 

Aider, est-ce un choix ou une nécessité ?

Ce désir porte-t-il l’énergie dune lutte contre la souffrance dun monde imparfait ?

 

Ou alors, naît-il de la vision du potentiel déjà présent, possible et existant, prêt à se dévoiler à la réalité, qui nous utilise comme canal pour sactualiser ?

 

Et ces personnes que lon veut aider, sont-elles démunies, ont-elles besoin de notre aide ?

 

Sont-elles à réparer ?

 

Sont-elles sans ressources ?

Sont-elles sur le mauvais chemin ?

À mon avis, il est important qu'on se pose ces questions en tant que praticiens, coachs ou enseignants spirituels ; il est essentiel d’explorer nos pourquoi ? , car tout ce qui en découle portera la même énergie.

Comment percevons-nous ces gens que nous aidons ?

La perception de leur nature Divine est ce qui les supporte réellement :

C’est notre propre souvenir du Vrai, actualisé le plus souvent possible, à travers notre relation avec eux. Le vrai en nous, en nous deux, partout, toujours. Il n'y a pas des sauveurs ni de sauvés, tout cela n'est qu'une erreur de perception.

Celui qui demande de l'aide, qui cherche de l'inspiration, de la clarté, du soutien, est en réalité un Être immense, infini. Quelle que soit la situation extérieure dans laquelle il se trouve, il n’a réellement besoin de rien autre que sa conscience de lui-même dans toute son unité, son immensité, son infinité vibrante, vivante et indéfinie. 

Évidemment, cette prise de conscience n’est pas évidente à faire, et s’avère difficile lorsqu’on est immergé dans l’illusion de la souffrance. Aussi, cela ne veut pas dire qu'il faut tout faire par soi-même, isolé.

Au contraire, on s’appuie sur une infinité de canaux, de livres, d’enseignements, de paysages, d’individus : ces instruments qui facilitent notre reconnexion consciente avec la partie infinie de nous-même sont en fait des réponses aux demandes que nous faisons à l'Univers.

À mon avis, il est fondamental de conserver notre propre pouvoir lorsqu’on cherche de l’aide. Lorsqu’on traverse un moment de souffrance, il est en effet si facile d’en venir à croire que la ressource qui semble nous manquer est en l'autre, en le praticien, le thérapeute,  d’en venir à croire que c’est l’autre qui recèle la clé de sortie.

Ce n'est pas le cas. L’autre, le praticien, le thérapeute, l'écrivain, le maître, sont des moyens que nous nous donnons à nous-même pour nous rappeler notre propre essence véritable ; pour faciliter une prise de conscience de ce qui est déjà là, tout comme la mienne, en tant que thérapeute, est aussi facilitée par ceux et celles que j’aide. Voilà la prémisse même de cet article.

Le questionnement duquel celui-ci a germé serait apparu même sans ma rencontre avec cette jeune femme. Peut-être aurait-il été semé par une autre personne, par un rêve, une méditation éclairante ; les possibilités sont infinies.

Ma demande à l'Univers est d'incarner de plus en plus ma vraie nature, qui n’est que conscience de ce qui est Vrai, joie, amusement,  liberté, sécurité, créativité.

Cette demande active les réponses qui viennent dans cet Univers, qui viennent à Moi.

Et cela vaut pour tout le monde. C’est pourquoi celui qui cherche de l’aide en reçoit, sous la forme d’un enseignement, d’un soin, voire tout simplement d’un sourire lumineux de la part d’un étranger, exactement au bon moment.

Alors pourquoi est-ce que je cherche à aider, si en fin de compte l'autre n'a pas réellement besoin de moi ?

C’est simplement car je ne pourrais parler un autre langage que le mien, car je veux être moi-même, car partager ma vérité authentique me fait sentir bien. À mon avis, se sentir bien est le but du jeu, de ce jeu de la Vie auquel nous participons tous.

Utile, je le suis à chaque instant où je suis consciente, que je sois seule ou accompagnée, car la séparation n'existe pas, et que mon état de conscience éveillé a donc inévitablement un impact sur tout le reste.

Ça vaut pour nous tous, à chaque instant.

 

Cest ça, la mission de vie.

Alors, dans la relation d'aide, ce qui se passe est qu'un Être immense, qui vit une difficulté ou est animé par un désir d'expansion, demande ;

Et l'Univers conspire pour qu'il rencontre un être jouissant d'exprimer la vérité de la Vie qui vibre en lui à travers ses paroles, ses conférences, ses ateliers ; à travers son écriture, ses chansons, ses films, ou encore à travers son toucher.

Alors, enfin, servons-nous vraiment à quelque chose, nous lightworkers, thérapeutes, facilitateurs ?

Oui, mais en Étant plus quen Faisant.

 

Le fait de percevoir la nature véritable de cet être qui vient à nous est déjà une aide immense, et ce, pour nous deux.

Cela a un impact en soi, sans que nous n’ayons fait quoi que ce soit.

En reconnaissant la vérité des êtres qui viennent à moi, je vis ce que je préfère vivre, c’est-à-dire me souvenir de notre essence véritable, et je peux simultanément inspirer ces êtres à s’en souvenir à leur tour. 

J'utilise la rencontre pour m'ancrer dans la conscience de la Vérité, de la vérité de ce que ces êtres sont ;  ni impuissants, ni coupables, ni victimes, ni fautifs.

Et ça, je le fais d’abord pour moi, car rien ne me passionne plus que de voir la Vérité au-delà de l’Illusion.

Depuis cette perception, on n'a même plus besoin de changer la condition extérieure de l'autre pour voir qu’il est déjà complet, bien que l'on sache que tout changement matériel, concret, est tout à fait actualisable. Un équilibre entre le lâcher prise, et la conscience du Tout Possible. Tout est Possible.

Alors je n’aide pas : je suis qui je suis, et en me reconnaissait, je reconnais ce que l’autre est aussi.

Voilà ce que je définis comme l’essence même de la guérison.

S’émanciper du besoin de validation pour goûter à la liberté d’être Soi, Déuxieme partie

J’accompagnais une femme dans son cheminement vers la clarté à l’égard d’une relation amoureuse qui prenait fin et qui lui laissait l’impression qu’elle échouait, qu’elle était responsable de son dénouement, voire qu’elle en était la cause.

Sa perception de cette situation était profondément ancrée dans la croyance selon laquelle nous sommes responsables de comment les autres se sentent, de ce qu’ils pensent et de leur manière d’agir.

Alors après avoir essayé d’être la partenaire idéale pendant des années et des années, en vain, elle ne parvenait à se pardonner d’avoir démontré sa colère d’une manière qu’elle jugeait avoir été trop « extrême » dans une situation bien précise, ce qui avait, semblait-il, installé une distance insurmontable entre elle et son partenaire et avait éventuellement mené à leur rupture.

Ce qu’elle ne voyait pas alors, c’est que le standard de perfection qu’elle s’imposait, la croyance qu’elle devait se montrer parfaite pour être digne d’être aimée, entrainait, dans sa quête constante de satisfaire les autres, l’obligation d’agir de manière très peu authentique.

Elle avait vécu dans ce schéma de non-authenticité depuis aussi loin qu’elle se souvienne, puisqu’elle avait adopté cette croyance alors qu’elle n’était qu’une enfant et ne l’avait jamais remise en question, se forçant plutôt de plus en plus désespérément à être conforme aux attentes et désirs de son entourage pour les garder près d’elle, pour obtenir de leur part la validation quelle ne se donnait pas à elle-même.

Son partenaire était le miroir parfait de ses croyances, Jai besoin d’être aimée par les autres, je ne mérite pas damour telle que je suis, je dois être différente, mieux que maintenant. Elle interprétait ses réactions comme le résultat de sa propre manière d’être, sans envisager la possibilité que c’était quelque chose de complètement différent qui se jouait. Puisqu’ils ne communiquaient pas ouvertement et librement, un brouillard épais couvrait la possibilité d’atteindre un véritable état de compréhension et de connexion.

Ce qu’elle devait apprendre à ce moment-là n’était pas vraiment la manière de rafistoler sa relation avec lui, mais plutôt celle de faire enfin la paix avec elle-même, de retrouver la liberté d’être, simplement, de n’être validée que par elle-même, de partager sincèrement, de lâcher prise sur limpossible mission de contrôler la perception des autres.

Nous tentons trop souvent d’agir d’une manière qui nous semble conforme aux attentes des autres à notre égard, et en faisant cela nous cachons la vérité que nous recelons, en croyant que le potentiel rejet des autres serait causé par notre propre manière d’être et d’agir. C’est faux.

Le rejet et la désapprobation des autres na absolument rien à voir avec nous.

Et tout à voir avec les croyances et histoires qu’ils projettent sur nous, et ultimement sur eux-mêmes.

Nous sommes si habitués à croire que nous causons la manière dont les autres nous perçoivent que nous ne remettons pas cela en question, malgré que leur perception n’ait effectivement que très peu à voir avec ce que nous sommes, et tout à voir avec leurs propres croyances et leur manière de voir la réalité.

Voici un dernier exemple :

Un de mes amis me confiait qu’il considère qu’il faut constamment se montrer serein et souriant en présence d’autres personnes, leur permettant ainsi d’être confortables en notre présence.

Il est évident qu’il ne s’intéressait pas à la Vérité du moment, mais plutôt à éviter l’inconfort, et puisqu’il était convaincu que d’assister à certaines émotions telles que la colère et la tristesse en provoque, il exigeait des autres comme de lui-même de cacher continuellement une partie de leur personnalité, en ne montrant que la partie ensoleillée, positive, celle qui peut plus aisément être aimée et validée.

Si cet ami se forçait tant à satisfaire tout le monde, c’est parce que, selon lui, exprimer un état émotionnel dit « négatif » devant les autres tenait d’un manque de générosité et de gentillesse.  En arrière-plan trônait la croyance selon laquelle pour être aimable, il faut être d’une certaine manière, dont les états naturels de fragilité, de vulnérabilité, de crainte sont exclus. Il s’agissait là d’une histoire intérieure qu’il projetait depuis aussi loin qu’il puisse se souvenir, sentant constamment qu’il y avait quelque chose de mal à propos d’une partie complète de son être, voire de l’humanité en général, et que cette partie devait donc être cachée pour pouvoir prétendre à l’amour, autrement inaccessible.

Nous sommes si conditionnés à confondre lamour avec le fait de plaire, en croyant que pour être aimés nous devons user de stratégies pour nous rendre plus attirants, plus sympathiques, renforçant ainsi notre perception d’être intrinsèquement non-aimables à l’état naturel.

Voici donc la véritable racine du problème. Elle ne concerne que notre relation à nous-même, non pas ce qui se passe dans nos relations avec les autres.

Cette racine est l’amour conditionnel que nous nous portons, l’impossibilité que nous avons à nous accepter tels que nous sommes, dans notre entièreté, puisque nous avons été conditionnés à croire quil y a quelque chose de mal à propos dun aspect de notre personnalité, par des gens qui croyaient la même chose à propos deux-mêmes.

Alors nous tentons désespérément de contrôler la manière dont les autres nous perçoivent, cachant des parties de nous-mêmes, portant des masques, en tentant de plaire pour obtenir de la validation.

En vérité, nous recherchons notre propre validation intérieure, cet acceptation de soi profonde et radicale. Nous cherchons à nous libérer du besoin d’obtenir de l’amour pour notre Soi « non-aimable », ce qui est un combat perdu d’avance.

La vérité trouve toujours son chemin. Puisque ce en quoi nous croyons se manifeste, si nous nous considérons comme n’étant pas dignes d’être aimés, la réalité reflétera d’une manière ou d’une autre notre rejet de nous-mêmes, et ce, malgré les efforts que nous mettrons à manipuler l’image que nous présentons aux autres.

Ce rejet de soi, la croyance selon laquelle nous devrions être différents de ce que nous sommes, est ancré dans notre interprétation des agissements des autres envers nous durant l’enfance. Nous avons interprété linaptitude des autres à irradier de lacceptation et de lamour inconditionnels  comme le résultat de notre non-amabilité inhérente, plutôt que de réaliser quil sagissait là de leur propre combat intérieur.

Ce schéma commence par des situations en apparence très banales, comme des parents incitant leur enfant qui pleure à se taire, puisqu’ils rejettent eux-mêmes leurs propres émotions dites négatives, ou ont peur de les confronter. Puisque l’enfant perçoit les adultes comme étant plus sages que lui, il commencera à croire que les parties de lui qui ne sont pas acceptées par ses parents, telles que ses larmes, sont effectivement inappropriées.

C’est à partir de là que se construira une identité complète, basée sur l’évitement de certaines parties tout à fait naturelles de la personnalité, voire des gammes d’émotions complètes.

La manière dont les autres réagissent à votre manière d’être dépend complètement d’eux-mêmes, et cela a toujours été ainsi.

L’amour que d’autres étaient inaptes à irradier à un moment précis est le résultat direct de leur état intérieur, de la manière dont ils perçoivent le monde et dont ils se perçoivent eux-mêmes, et des conceptions erronées qu’ils ont intégrées.

 

 

Cela na jamais signifié quil y avait quoi que ce soit de mal à propos de vous ou de votre manière dagir.

Vous activiez simplement une blessure qui existait en eux. Agir de manière à ne jamais activer les blessures intérieures des autres serait complètement épuisant, voire complètement impossible.

Cela ne sert à personne et ne fonctionnerait jamais. Chaque fois que nous agissons en obéissant à au besoin d’être validé plutôt qu’en nous exprimant notre Soi authentique, il est résolument impossible que nous rencontrions quoi que ce soit d’autre que notre propre abandon de nous-mêmes.

Voici donc l’invitation que je vous lance.

 

  • Pouvez-vous être honnête avec vous-même, et réaliser à quelle fréquence vous cachez, négligez ou manipulez vos sentiments, votre Vérité intérieure du moment, de manière à correspondre aux attentes supposées ou exprimées des autres ?

 

  • Pouvez-vous constater quil sagit là dune quête de validation extérieure, souvent camouflée sous des intentions qui semblent nobles, comme être aimable avec les autres ou se soucier des autres ?

 

  • Pouvez-vous être honnête avec vous-même et admettre que lorsque vous tentez de rendre votre compagnie agréable aux autres, lorsque vous tentez de recevoir de lamour et de la validation, vous altérez votre Vérité intérieure parce que vous sentez que vous vous feriez rejeter si vous vous montriez tel que vous êtes ?

 

  • Pouvez-vous admettre et observer que vous avez intégré la croyance selon laquelle être authentiquement et radicalement vous-même, exprimer votre véritable Oui et votre véritable Non, vos sentiments, votre Vérité, nest pas approprié, pas adéquat ?

La vérité est que l’amour que nous recherchons de la part des autres ne peut provenir d’un état intérieur d’abandon de soi : tout ce que cela peut entraîner est une validation superficielle du masque que nous portons, et qui ressemble à celui d’une majorité de gens qui ont également adopté la croyance selon laquelle « l’ombre » que nous portons en nous doit être évitée, abandonnée.

L’unicité de notre être réside dans la vérité brute qui se cache derrière ce masque. Dans la Vie en constante transformation qui vibre en nous au moment présent, pour l’éternité.

Si nous parvenons à trouver cette validation inconditionnelle en nous et à partager vulnérablement, honnêtement, sans crainte, depuis cet état d’amour de Soi intégral et radical, ce sera le cadeau le plus précieux que nous pourrons donner, à nous-mêmes comme aux autres.

Et la manière dont les autres le recevront n’est pas de notre ressort.

Laissez-leur la liberté de vous apprécier ou pas, à leur guise.

Aimez-vous vous-même, inconditionnellement.

Le reste ne vous concerne pas.

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